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Après la traversée que j'ai faite en novembre dernier, je reviens avec plaisir dans le massif du Morvan pour une sortir plus officielle. Le lieu est assez méconnu il est vrai, niché entre Château-Chinon, Autun en Vézelay. Une zone où la végétation est préservée par des populations attentives, une parenthèse verte parsemée de cours d'eau et de lacs. Les terres morvandelles sont l'esprit de l'Aubrac en Bourgogne, il fait bon s'y promener, s'y perdre, s'y arrêter.

Mais revenons à nos moutons. Il s'agit aujourd'hui d'une course en deux temps : 16 km à 18h, puis 45 km à minuit. Autant le partager dès maintenant, l'organisation est aux petits oignons : plus de 100 bénévoles, des tracés ludiques, des ravitaillements copieux et une dotation soignée avec notamment des denrées locales. Un gymnase accueille le gros des troupes, soit 486 participants toutes distances confondues, un autre est réservé au repos du challenge 16 + 45 km. Je retrouve avec plaisir Jacques, avec qui j'avais partagé quelques kilomètres en avril sur le Nevers - Montenoison.

Morvan Oxygène Trail 61 kmMorvan Oxygène Trail 61 kmMorvan Oxygène Trail 61 km

16 km sous 34°C, c'est bien...

17h45 l'heure du briefing. Tout le monde entre dans la boîte sous l'arche. La chaleur et le soleil sont au rendez-vous, couvre-chef et eau de rigueur. J'opte pour un bob rouge très branché - ou qui le sera très bientôt - c'est mon côté chasseur de tendances !! Une âme bienveillante attrape une lance incendie et arrose copieusement le troupeau coloré. Ca met de l'ambiance, ça fait du bien... c'est parti ! Il me faut cinq bons kilomètres à trouver mon rythme de croisière, les écarts se font vite sentir car le mur du km 3 a fait du tri. Je fais un bout de chemin avec David, puis c'est seul que je passe la mi-course pour ensuite revenir au train (sic) sur une voie ferrée désaffectée, celle du tacot à vapeur du siècle dernier. Le final difficile reste très ludique et nous propulse en haut du Calvaire, oppidum d'où les gaulois surveillaient jadis les monts du Morvan et la vallée du Bazois. 16 km, 500 m D+, 1h41, 13ème au général du challenge.

Antoine De Wilde, vainqueur du 16 kmAntoine De Wilde, vainqueur du 16 kmAntoine De Wilde, vainqueur du 16 km

Antoine De Wilde, vainqueur du 16 km

45 km sous 24°C, c'est mieux...

Ici on court mais on n'oublie pas de vivre. Une bière morvandelle, quelques grillades, un peu de repos au son de deux groupes locaux. J'en oublie presque qu'il faut un peu somnoler, les 45 min de sieste sont décidément bien courtes. Le départ avec musique et fumigènes rompt la trève et annonce les hostilités.

Nous reprenons le tracé de l'après-midi sur quelques encâblures, le désormais connu mur du km 3... Et bien vite le cortège s'étire, le 24 km partant d'un côté, nous de l'autre, chacun trouvant naturellement sa place. La terre sèche piétinée génère des nuages de poussière jusqu'aux premiers sous-bois. Et là, même si la nuit tous les chats sont gris, on sent bien qu'on entre dans les entrailles du Morvan, de grandes forêts généreuses et des ruisseaux fraîchement nés. Le terrain bosselé permet d'alterner marche et relances en passant le premier ravitaillement à Fachin. Km 15. Je fais ma course seul depuis un moment lorsque Sylvie - championne de triathlon, excusez du peu - me rejoint au sommet du mont Preneley (855 m). Pause frontales dans la descente et on relance pour une belle partie roulante où on commence à rattraper quelques coureurs dans le dur. Ce n'est certes pas très élevé, mais c'est éprouvant d'enchainer montées et descentes dans cette chaude nuit. La pente se raidit, annonçant le second ravitaillement au sommet du Haut Folin (901 m). Km 28. Je retrouve là Jacques et de gentils bénévoles. Pastèque, saucisson, pomme, chocolat, tout y passe. Etrange mélange. Certains organismes essoufflés jettent l'éponge.

La suite est belle : des descentes au mieux sur des monotraces et même parfois hors piste dans les bois, des passages ardus avec des cordes et d'autres sans, des résineux ici et des feuillus là. Le balisage nocturne est parfait en tout cas, heureusement car si nous papotons avec Sylvie, il n'y a pas âme qui vive ni devant ni derrière. Les écarts sont faits. 5h15 des lueurs apparaissent. 5h30 extinction des frontales, ça fait un bien fou ! Je réalise combien l'océan arboré sur lequel nous voguons est immense. Je m'étale dans une descente et manque de tomber dans la rivière qu'il faudra traverser un peu loin. Rafraichissant. Avec la fatigue, les bosses finales paraissent bien marquées, et les deux kilomètres en plus en semblent dix... 6h45 franchissement de la l'arche. 47 km, 1600 m D+, 11ème.

Morvan Oxygène Trail 61 kmMorvan Oxygène Trail 61 km

Douche bienfaitrice, petit déjeuner copieux. Tout finit pour le mieux. En guise de conclusion, cette épreuve dans la ville d'adoption de Mitterrand est d'une convivialité sans faille mais ne la sous-estimez pas car elle est sélective. On sent que le tracé a été fait par des personnes soucieuses de faire découvrir leur territoire sous tous ses aspects. Bien content de vous avoir croisé Jacques, David, Sylvie et... vous tous.

Et si je dis souvent du bien des sorties que je peux faire, ne vous y trompez pas, c'est que mon choix se porte naturellement vers des épreuves à taille humaine plutôt que sur des organisations pharaoniques où le coureur se sent parfois réduit à un simple numéro... sur un dossard bien sûr. Sur ces pensées, attendez-vous à ce qu'un jour je vienne courir chez vous ! Preneur de toute bonne idée, il suffit de cliquer sur Contact en haut de cette page.

32 inscrits sur le 61km, 23 arrivants, et 11ème place au scratch.

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