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S'orienter sur une trace GPS, pas mal de montres ou de smartphones en sont aujourd'hui capables sur le papier. Lors de ma récente balade dans les monts du Morvan, j'ai testé pour la première fois ce type de dispositif, à la contrainte près que j'étais seul sur des chemins inconnus : pas le droit à l'erreur en terme d'orientation ni en terme d'autonomie. Cet essai concluant mérite bien de le partager ici.

LE smartphone qui convient
Choisir le Crosscall trekker-M1, c'est tout-de-même un gage de robustesse. Le verre de l'écran est renforcé et s'ulitise même avec les doigts mouillés. La structure métallique encaisse les petits chocs sans souci. La batterie présente une très bonne autonomie à mon sens, même à 0°C comme ce fut le cas dans la nuit. Pour preuve j'ai consommé 40 % sur les 6 premières heures, de quoi faire de belles sorties sans s'inquiéter.

L'autonomie
Afin de ne pas resté perdu au beau milieu du Morvan (imaginez la tête des archélogues me retrouvant fossilisé dans quelques milliers d'années !), j'ai testé la recharge en plein vol du portable. Une batterie placée dans la poche ventrale de ma ceinture, un long fil pour la relier au téléphone et le tour est joué ! A utiliser de préférence dans les montées marchées. Charge de 40 % en 1 heure environ.

1. Le mousqueton, 2. La Skyline1. Le mousqueton, 2. La Skyline

1. Le mousqueton, 2. La Skyline

La sécurité
Courir avec un smartphone en guise de boussole, c'est risqué pour ledit engin. Pour éviter de l'endommager en le faisant choir, voici le montage utilisé, très simple : un bracelet souple au poignet, et un mousqueton pour y fixer le téléphone (mousqueton fourni avec l'appareil soit dit en passant). La prise du Trekker-M1 est ainsi très bonne, et un buff roulé autour du poignet permet de ranger l'engin lorsqu'on ne l'utilise pas. Fa-ci-le.

L'orientation au GPS
La réponse est rapide pour la localisation par GPS. Peut-être est-ce dû aux technologies A-GPS et GLONASS (les connaisseurs apprécieront). Même dans les zones reculées du Morvan, je n'ai pas pu mettre le système en défaut. Vraiment bluffant.

L'application ViewRanger
Là encore je découvre tout un monde jusqu'alors inconnu. Cette application est simple, intuitive et pratique. Un véritable jeu d'enfant qui permet de profiter du reste sans être omnubilé par la technique. J'ai paramétré l'alarme à +/- 50 m de la trace afin que ça bippe dès que je sors de ce "tube" de 100 m de large. Hyper fiable, même en hors piste absolu dans les bois. Vive le mode "j'enjambe les troncs et je repousse le houx pour avancer" ! La partie inférieure de l'écran indique à la fois l'orientation à suivre avec la flèche, mais aussi le profil des deux kilomètres suivants, ce qui est bien pratique. Evidemment on trouve aussi les classiques statistiques : vitesse moyenne, vitesse parcourue, temps de déplacement, etc... Au final très peu d'écart avec ma Garmin XT 310, emportée uniquement pour le suivi kilométrique.

1. Ravitaillement en plein vol, 2. ViewRanger de plus près1. Ravitaillement en plein vol, 2. ViewRanger de plus près

1. Ravitaillement en plein vol, 2. ViewRanger de plus près

Les fonds de carte
Avec ViewRanger, les premiers fonds de carte sont gratuits et les suivants payants. Néanmoins la carte IGN "macro" est toujours disponible en libre service. Je n'avais donc que celle-ci pour avancer, mais avec le guidage par la flèche et les alarmes, c'était bien suffisant.

La Skyline
Pour les fonds de cartes en votre possession, une option intéressante de ViewRanger est la Skyline : une réalité augmentée qui vous indique sur l'écran quels sont les points d'intérêts et leur distance. Les sommets, les villages, et les cols sont ainsi facilement visualisables. On sait où on va !

En conclusion, s'orienter au GPS en commençant par une sortie de 75 km était probablement osé, mais c'est passé comme une lettre à la poste. Facile, intuitif, fiable, vraiment pas moyen de se perdre avec la solution Crosscall Trekker-M1 et ViewRanger. Evidemment on ne progresse pas aussi vite qu'en terrain balisé, mais à quoi bon. Profiter des lieux, des paysages et de la solitude vivifiante du Morvan, n'est-ce pas là l'essentiel ?

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