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Ceux qui, comme moi, aiment la vitalité des premières éditions ne peuvent rater ce Raidnight 41. L’affiche plutôt réussie contient trois promesses :

  • La première : « Le Phénix renaît toujours de ses cendres ». En plein sommet de son art, l’organisation a décidé de cesser en 2017 Sur les Traces des Loups, pourtant épreuve renommée du TTN court, pour redonner fraîcheur et nouveauté à une formule bien différente. C’est tout à son honneur, et bien dans l’esprit de curiosité qui anime le monde du trail. Promesse validée !
  • La seconde : « L’aventure au cœur de la nuit ». Départ à 19h30 et arrivée quelques heures plus tard. Pour la nuit, c'est ok. Pour l’aventure, c’est très plaisant - surtout les sections en forêt - mais quand même bien roulant malgré quelques passages avec des mains courantes, des ruisseaux et un maximum de boue. Promesse à moitié validée.
  • La troisième enfin : « Rendez-vous pour une nouvelle aventure sous les étoiles ». Bon là, on y est clairement pas car le brouillard hivernal constitue un beau cocon feutré. Cela dit, c’est une ambiance que j’adore, seul dans les bois vers la fin. A moins que les étoiles ne fussent (notez l’imparfait du subjonctif !) les frontales virevoltant dans la campagne du Loir-et-Cher. Promesse à moitié validée.
1. A l'affiche, 2. Le marché couvert de Vendôme, 3. Fin prêt1. A l'affiche, 2. Le marché couvert de Vendôme, 3. Fin prêt1. A l'affiche, 2. Le marché couvert de Vendôme, 3. Fin prêt

1. A l'affiche, 2. Le marché couvert de Vendôme, 3. Fin prêt

Après un sympathique covoiturage en compagnie de Virginie, Anne-Zab et Philippe, nous faisons une courte halte à Vendôme - l’arrivée - pour retirer les dossards avant de gagner La Ville-aux-Clercs - le départ - un peu plus loin. C’est une course en ligne, niveau visite et diversité des paysages, c’est toujours mieux. Le côté très ludique, c’est qu’il y a 5 boucles optionnelles qui rapportent chacune un bonus temps à déduire du temps final. Dans ma tête, je suis parti pour l’intégrale sans penser du tout au chronomètre, mais je verrai bien en chemin.

18h30, il est temps de s’alimenter, du salé de préférence avec un bon sandwich tiré du sac et des fruits. Le gymnase commence à se remplir comme un œuf, ce qui excite les chiens du canicross qui se font entendre dans la foule. Un peu par hasard, un membre de l’organisation me signale qu’il y a un vestiaire à quelques dizaines de mètres, j’y serai seul pour des préparatifs un peu plus sereins et un brin de repos. Méditation. A noter que mon dos et ma hanche droite me jouent des tours depuis le début de l’année, c’est aujourd’hui un test sans ménagement et je sais que ça va partir vite.

 

19h15, départ du canicross, les chiens sont eux-aussi en mode endorphine, ils tirent fort au coup de pistolet. Une belle complicité entre les maîtres et les animaux. Et même s’il n’y a pas de ravitaillement pour les bipèdes, les quadrupèdes auront droit à des bassines d’eau sur le parcours.

1. 22 min avant le départ, 2. Départ du canicross, 3. La gadoue de la ligne de départ1. 22 min avant le départ, 2. Départ du canicross, 3. La gadoue de la ligne de départ1. 22 min avant le départ, 2. Départ du canicross, 3. La gadoue de la ligne de départ

1. 22 min avant le départ, 2. Départ du canicross, 3. La gadoue de la ligne de départ

19h30, le décor est planté dès l’attente sur la ligne de départ : un bourbier qui rafraîchit directement les pieds. Start ! Feu d’artifice et cracheur de feu accompagnent l’entrée dans la nuit des 450 coureurs (dont quelques relayeurs). Très tôt la bifurcation de la première boucle se présente, « L’ambitieuse » très humide, et le peloton se scinde donc en deux. A chaque boucle un petit arrêt est nécessaire pour faire poinçonner son dossard et ainsi attester de son passage.

Comme prévu ça part vite, ça fait longtemps que je ne n’ai pas mis un dossard sur un trail roulant et court de la sorte. Gestion absolue et sereine sur les chemins gras et venteux des lignes de crêtes (le terme étant relatif, on est dans le Loir-et-Cher pas en Ariège). La boue aspire plus qu’elle ne glisse, j’y laisse des forces forcément mais pas de grosse difficulté à l’horizon. Mon idée est simple : trouver quelques meneurs jusqu’au km 20, puis ensuite laisser parler mon rythme d’ultra-traileur.

 

Boucle 2, « La roulante » porte bien son nom avec de looongues lignes droites sur bitume et chemins. Les kilomètres défilent cependant vite, je veille à bien rester en-deça de la zone rouge. Mine de rien ça fait du bien d’allonger les foulées au milieu des champs. A chaque fois on retrouve un peu plus de monde en fin de boucle sur le parcours « court », doublant des coureurs déjà doublés et même de bons et vaillants marcheurs. Je ne manque pas d’échanger quelques encouragements au passage.

1. En place, 2. Vendôme by night, 3. A table !1. En place, 2. Vendôme by night, 3. A table !1. En place, 2. Vendôme by night, 3. A table !

1. En place, 2. Vendôme by night, 3. A table !

Boucle 3, « La mystérieuse », ça commence à bien descendre et grimper au milieu des bois. Ca me plait, et les faux plats montants laissent des traces sur mes voisins. On n’est au km 20, tout se passe pour le mieux, je vais pouvoir commencer à jouer avec le rythme. Gaz ! Seul dans les bois à jouer à saute-moutons, j’aime ça. Il fait frais, ne pas oublier de s’hydrater et de manger. Botte secrète : le nougat artisanal aux pignons.

 

Un peu plus loin voici la zone de transmission pour les relayeurs. Un salut rapide à Philippe, et c’est reparti pour aller chercher la boucle 4, « L’engagée », au terme de quelques lignes droites. Ici ça sent le trail : du monotrace, des forêts, des virages amusants, des relances incessantes en montées-descentes. La fatigue me saisit un peu mais je retrouve vite du jus. Changement des piles de la lampe près d’un groupe de signaleurs, et je repars avec Dimitri pour gagner un peu plus loin les hauteurs de Vendôme illuminée. Superbe.

 

L’entrée dans la ville est assez longue et monotone, mais la dernière boucle « La lumineuse » tient toutes ses promesses : longer le Loir, découvrir les vieilles pierres, les lavoirs, les tours, le cloître ouvert spécialement pour nous, les illuminations sur les façades… et la montée du château ! Encore 2 km et l’arche est là, au cœur du marché couvert.

1. Avec Dimitri, 2. Avec Julien, 3. Le parcours1. Avec Dimitri, 2. Avec Julien, 3. Le parcours1. Avec Dimitri, 2. Avec Julien, 3. Le parcours

1. Avec Dimitri, 2. Avec Julien, 3. Le parcours

Buffet, douche chaude, tout est bien réglé. Je retrouve Dimitri, Philippe et Julien, monsieur « C’est bien d’être bien » (allez voir son blog, c’est riche et amusant). Un coureur me reconnaît et c’est toujours amusant : « on s’est vu au troisième ravitaillement du Lozère Trail l’an dernier ». Ca alors, le même « on s’est vu au Lozère Trail » m’était arrivé en plein Paris début janvier.

 

En conclusion une belle sortie nocturne rythmée. 4h11 pour boucler les 41 km, et 39ème sur 403 au final. L’élément essentiel c’est que mon mal de dos est resté discret, et c’est de bon augure pour la suite car le programme 2018 est fixé. Restez connectés !


Ma famille habite dans le Loir-et-Cher, ces gens-là ne font pas de manière. Michel Delpech (1977)
Michel voyait juste ! Une belle organisation simple et attentive au coureur.

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