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Gérer le sommeil sur un ultra, exercice difficile et pourtant clé. Personnellement, j’ai toujours besoin de dormir pour régénérer les batteries. Je l’accepte et c’est déjà beaucoup car parfois, certains luttent contre le sommeil sous prétexte que le chronomètre tourne. D’autres encore n’en éprouvent pas le besoin, ce qui m’étonne toujours avec deux nuits blanches souvent au programme. A chacun son approche, il n’y a pas de recette type.

Le sommeil en ultra trail... dormir ou ne pas dormir, telle est la question !Le sommeil en ultra trail... dormir ou ne pas dormir, telle est la question !Le sommeil en ultra trail... dormir ou ne pas dormir, telle est la question !

Décider de dormir impose en premier lieu de rester suffisamment lucide pour capter les petits signaux que le corps émet. Ce n’est pas toujours simple car on se laisse absorber par le rythme de la progression, sans toujours sentir que celui-ci baisse voire s’enlise. Ce qui en dit long : paupières lourdes, vision qui défocalise, marche en descente, oubli de s’alimenter, coureurs qui nous doublent sans arrêt… Il est peut-être temps d’envisager une pause ! Et quand on se l’autorise, le lâcher prise pour l’endormissement est d’autant plus efficace et immédiat.

Mais où donc s’arrêter ? Lorsqu’il fait frais ou froid, on ne peut pas s’allonger sous le premier arbre venu au risque de finir congelé. Il est nécessaire d’anticiper et de sauter sur le premier abri qui se présente comme une cabane ou un hangar agricole. Plus luxueuses, les bases de vie d’une course sont souvent bien utiles avec leur lits et leurs couvertures, et pas la peine d’attendre d’être dans le dur pour en profiter. Ça peut être très tôt pour aborder la suite avec fraîcheur. Ce fut mon cas sur le Trail des Volcans à Orcival (km 58) ou encore sur l’Infernal Trail des Vosges à l’Ermitage Frère Joseph (km 58 encore).

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Sur ma récente Cavalcade de Modestine, c’est le cas particulier du off qu’il faut considérer. Avec ses 46 heures et ses 230 km, le bilan cumulé de mon sommeil est d’environ 2h30 :

  • deux ou trois micro-siestes nocturnes de 5 minutes en m’asseyant au bord du chemin et en me couvrant bien (avant-bras sur les genoux et tête sur les bras).
  • une sieste de 20 minutes à Notre-Dame des Neiges (km 93) allongé sur un banc en bois. Il est 5h30 lorsque je tombe sur une salle ouverte et vide aux abords de l’Abbaye, celle dédiée à l’accueil des scouts. Pas de chauffage mais un bon abri.
  • une sieste de 2 heures à Florac (km 176) où règne un froid de canard. Je frappe au gite d’étape communal, on me propose un thé chaud et un canapé pour m’allonger. Top.

En guise de recommandations pour toute période de sommeil : bien régler le réveil du téléphone pour ne pas sombrer, et surtout bien se couvrir en repartant car lorsqu’il fait 3°C dehors, il faut un bon quart d’heure pour retrouver sa température de croisière. Ne pas hésiter à sortir gants et bonnet, être patient.

Le mythe du somnambule : fermer les yeux dix secondes en marchant sur une portion goudronnée. Ca fonctionne, mais ça ne repose pas beaucoup. A réserver aux cas d'urgence !

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