Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

C’est bien l’envie de découvrir de nouvelles contrées qui m’amène dans la ville de Guéret ce vendredi 7 décembre. Si la Creuse ne jouit pas d’une réputation touristique inébranlable, elle doit bien avoir quelques trésors à livrer. Allons-donc vérifier !

Promenons-nous dans les bois... 55 km sur le Trail du Loup BlancPromenons-nous dans les bois... 55 km sur le Trail du Loup BlancPromenons-nous dans les bois... 55 km sur le Trail du Loup Blanc

Il s’agit de la 12ème édition du Trail du Loup Blanc, autant dire qu’elle est solidement ancrée dans le paysage local. Les retours que j’ai eu sont unanimement bons d’ailleurs. C’est en groupe - ou plutôt en meute, tels des loups - que nous rejoignons donc le chef-lieu de 14000 habitants. Retrait du dossard et briefing d’avant-course laissent placent au repas du soir à l'Institut Régional de Formation Jeunesse et Sport. Bien qu’un peu vieillissant, on sent que le lieu est important pour les cyclistes de la région.

Promenons-nous dans les bois... 55 km sur le Trail du Loup BlancPromenons-nous dans les bois... 55 km sur le Trail du Loup BlancPromenons-nous dans les bois... 55 km sur le Trail du Loup Blanc

Samedi matin, l’aventure commence avant l’heure prévue puisque les navettes pour transporter les coureurs jusqu’au départ à 15 km n’arriveront jamais. L’organisation fait appel aux bonnes âmes pour covoiturer les coureurs. Miracle, tout se passe pour le mieux. Heureusement que nous n’étions pas un millier car ça aurait été une autre paire de manches.

Le départ est donc retardé d’une petite demi-heure, après un comptage des présents à Anzême. La météo de la journée s’annonce assez clémente, pas très froide, un peu humide par moment mais pas désagréable au fond. La première partie de course est facile à résumer en deux mots : roulante et monotone. 20 km en 2 heures, on continue en prenant le tracé d’une ancienne voie ferrée pendant plusieurs kilomètres encore. C’était donné comme un point d’intérêt, j’ai un peu de mal à adhérer.

Promenons-nous dans les bois... 55 km sur le Trail du Loup BlancPromenons-nous dans les bois... 55 km sur le Trail du Loup BlancPromenons-nous dans les bois... 55 km sur le Trail du Loup Blanc

Pas vraiment d’amusement sur un parcours qui ne traverse aucun village. Je suis fatigué, je m’ennuie, je marche en lâchant les 40 premières places où je figurais pourtant. Je retrouve Arnaud un peu sur le même mode, me fait doubler par Jean-Luc,  David, Hervé (ce n’est pas aujourd’hui que j’aurai ma revanche !), puis Aurélien. Je papote avec un paysan, regarde les champignons… La course s’est transformée en promenade !

Promenons-nous dans les bois... 55 km sur le Trail du Loup BlancPromenons-nous dans les bois... 55 km sur le Trail du Loup BlancPromenons-nous dans les bois... 55 km sur le Trail du Loup Blanc

Côté ravitaillement au km 28, c’est léger : abricots, chocolat, trois dés de fromage, jus de fruit, coca, basta. Et tout cela en plein air. Je me dis que les coureurs en difficulté auront du mal à y trouver du réconfort, d’autant plus que c’est exposé aux quatre vents. Il faudra attendre le 40ème kilomètre pour que je commence à apprécier de nouveau le décor. Davantage de monotraces, de montées et de descentes, et l’arrivée aux Pierres Civières en plein massif granitique du Maupuy. Là, j’a-chè-te ! La course s’éclaire ici finalement, une dizaine de kilomètres avant la fin seulement. C’est dommage car la suite est vraiment sympathique, avec notamment le passage en aplomb d’une carrière baignée par un lac.

Promenons-nous dans les bois... 55 km sur le Trail du Loup BlancPromenons-nous dans les bois... 55 km sur le Trail du Loup BlancPromenons-nous dans les bois... 55 km sur le Trail du Loup Blanc

Ce que je retiendrai de ce Trail du Loup Blanc, c’est déjà la confirmation que mon état de forme du moment n’est pas au mieux. C’est un fait. Mais au-delà de ça, c’est que je n’ai trouvé de sens à cette course que trop tardivement. J’ai arpenté des collines et des lignes droites, cherchant en vain un village pittoresque, un château, les vestiges d’une mine, les stigmates de lieux de résistance, ou même le parc des loups blancs tout proche (promesse de l’affiche non tenue !)… que sais-je encore… rien de tout ça. Bref, le parcours mériterait d’être repensé, et les ravitaillements améliorés car une soupe chaude au kilomètre 48, c’est bien trop tard.

Promenons-nous dans les bois... 55 km sur le Trail du Loup BlancPromenons-nous dans les bois... 55 km sur le Trail du Loup BlancPromenons-nous dans les bois... 55 km sur le Trail du Loup Blanc

Je termine 150ème sur 270 partants, 57 km en 7h18. Meubles sauvés mais déçu de l'épreuve, il faut dire quand c'est bien mais aussi quand on reste sur sa faim (de loup). Bravo à Jean-Luc notre champion du jour, et à David le finisher miraculé qui a su trouver un second souffle. Je reviendrai certainement en terres Creusoises, elles le méritent, mais en mode randonnée cette fois.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :