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Ça m’a pris comme ça, une envie soudaine de dépoussiérer mon deux roues et d’aller humer les ambiances de bord de Loire. En fermant les yeux sur les petits trajets type vélotaf, ça faisait plusieurs années que je ne l’avais plus fait. Faute de temps essentiellement.

 

Alors ça se passe comment quand un traileur remonte sur son fidèle destrier après tant de temps ? Pas si mal que ça finalement. Bon ok, ça couine… le vélo pas les jambes ! Je m’en aperçois vite au bout de quelques kilomètres, au bord du déraillement dans une nuée de cliquetis métalliques. J’aurais sûrement dû régler et lubrifier la transmission. Qu’à cela ne tienne, je le note pour très bientôt.

 

NB : pour être précis, le terme « fidèle destrier » n’est pas usurpé ici… ce vélo me suit depuis l’adolescence. Autant dire qu’il a vu du pays, avant que je n’arrête complètement le sport pendant une bonne quinzaine d’années… Il est un peu lourd et pataud, ne rivalise pas avec les cyclos modernes, mais pour autant il fait le job, avec ce petit décalage vintage que j’aime bien.

La douceur bucolique du vélo en bord de Loire 82 kmLa douceur bucolique du vélo en bord de Loire 82 km

Au-delà de quelques aspects pratiques donc, cette sortie est un véritable plaisir. Je retiens par-dessus tout le calme du dimanche matin, avec ses belles lumières rasantes sur le fleuve. Les villages et les châteaux endormis m’accompagnent d’un point à l’autre, avec plusieurs pauses dans les boulangeries de bourgades à peine éveillées. Ce qui me surprend c’est qu’en vélo, on n’a jamais chaud avec la ventilation naturelle de la vitesse. Une évidence que le bipède que je suis devenu avait oublié.

 

Côté compagnie, je croise tout-de-même de nombreux cyclistes en seconde partie de matinée, quelques-uns sur la Loire à Vélo, de nombreux autres en sortie du dimanche. Il faut dire que c’est LE moment de pédaler, celui où les véhicules motorisés marquent une courte trêve. Le seul bémol à mon sens, c’est que le vélo n’amène pas la même convivialité que la course à pied. Les dialogues avec les voisins, pas très évidents, sont toujours plus courts. Mais peut-être est-ce lié à mon piètre niveau après tout.

La douceur bucolique du vélo en bord de Loire 82 kmLa douceur bucolique du vélo en bord de Loire 82 kmLa douceur bucolique du vélo en bord de Loire 82 km

L’itinéraire du jour est mixte entre routes et chemins. Il y a bien sûr de belles architectures : le château de Langeais à l’imposant pont-levis, celui de Rigny-Ussé qui a inspiré Walt Disney pour la Belle au Bois Dormant, celui de Villandry au somptueux jardin Renaissance. Entre Cher et Loire, les villages comme Bréhémont et Savonnières ne sont pas en reste. D’un autre côté, la vie autour de ces deux cours d’eau vaut à elle-seule le détour : les oiseaux qui pêchent, les gabarres qui naviguent, les reflets presque parfaits… La douceur bucolique d’un dimanche ligérien !

 

Si elle était un peu improvisée, cette balade dominicale de 82 km en appellera sûrement d’autres sur ce mode plaisir, à la découverte des recoins cachés dont regorgent la région... et au-delà !

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