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Ecoute, la fôret a quelque chose à te dire !

Celle des Inguilhems dévalant de l’Aubrac, celle du Massacre sur les crêts du Jura, celle de Chambord berçant la Loire, toutes les forêts parlent comme des livres. Et nul besoin de connaître par cœur chaque essence pour entendre ce qu’elles racontent. En as-tu déjà fait l’expérience ?

Ecoute, la fôret a quelque chose à te dire !Ecoute, la fôret a quelque chose à te dire !

Entrer en forêt, ce n’est plus porter le regard sur l’horizon lointain, mais adapter le focus aux petits détails juste devant. Ensemble, ils forment une immensité dont l’échelle est simplement différente. Ainsi, on prend le temps d’analyser l’avancée d’un minuscule insecte coloré, de compter les cernes d’un tronc abattu pour en déterminer l’âge, ou encore d’apprécier l’esthétisme de la nervation d’une feuille. On se reconnecte avec le faussement banal.

Ecoute, la fôret a quelque chose à te dire !Ecoute, la fôret a quelque chose à te dire !

Entrer en forêt, c’est aussi éprouver la sensation rassurante d’être tantôt dans un cocon, tantôt dans une cabane, peut-être même dans le ventre de sa mère … ou de « Gaïa », la Terre. Un milieu protecteur et enveloppant où liberté et régressivité se rejoignent souvent. Si j’aime à dire que je me sens sur les chemins comme dans ma maison, sois certain que les forêts n’y sont pas étrangères.

Ecoute, la fôret a quelque chose à te dire !Ecoute, la fôret a quelque chose à te dire !

Entrer en forêt enfin, c’est aller à la rencontre de l’Histoire des lieux. Chaque arbre a été, est ou sera bien plus qu’un figurant… un acteur de talent, et ce n’est pas du cinéma ! Quand la forêt du Bougès est témoin de l’insurrection camisarde au lieu-dit Les Trois Fayards, quand celle du Saint-Guiral est le théâtre de messes occultes, quand celle du Risoux sauve de la déportation de nombreux Juifs, quand celle du Gévaudan abrite la fameuse Bête, ou que celle du Morvan cache un bagne de prisonniers allemands… on ne peut traverser ces immensités feuillues qu’avec le contentement de l’hommage silencieux.

Et toi, si tu as déjà senti ton échine frissonner au cœur d’une forêt, je suis curieux de savoir où et pourquoi... Commentaires ou messages bienvenus, ça va de soi !

Biblio : "Les Vertiges de la forêt, petite déclaration d’amour aux mousses, aux fougères et aux arbres" de Rémi Caritey, édition Transboréal - collection Petite Philosophie du Voyage

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