Jurassik Tour - Jour 3
J3 : mardi 6 septembre
Les Alliés - Mouthe 68 km
Mon Jurassik Tour se poursuit avec une troisième journée bien plus clémente que la veille. Aujourd'hui c'est ciel bleu et températures clémentes, avec parfois une petite bise pour se rafraîchir les idées.
Je pars de nuit du gîte des Alliés, sur la pointe des pieds pour ne pas déranger mes voisins de chambrée. Le jour ne tarde pas à poindre lors de la première ascension qui me fait passer la frontière suisse et redescendre sur le Grand Cernets. De belles forêts, un air vivifiant, et au détour du Grand Taureau la vision surprenante du Mont-Blanc enneigé, là-bas tout au fond... De quoi rendre gaillard le trailer que je suis !
Le terrain s'applanit, je serpente gaiement entre bois et prairies au son des cloches de mes congénères à cornes. Je ne tarde pas à couper plusieurs chemins, notamment celui de l'Absinthe et la Via Francigena. Une rupture s'opère au bout d'un champ lorsque je plonge du soleil à l'ombre, du plateau à la descente. Mes jambes accélèrent jusqu'à la Combe du Creux et voici bientôt un sympathique randonneur venu d'Alès, nous taillons la bavette bien contents d'un peu de compagnie.
Je le laisse un peu plus tard, croise des coureurs et marcheurs qui me révèlent à coup sûr la présence d'une ville proche. Le Château de Joux, majestueux sur son éperon rocheux dans la cluse de Pontarlier, apparaît bien vite en effet. Pause petit déjeuner au chaud à La Miche du Frambourg.
Je repars en direction des Angles, où la grimpette la plus raide de la GTJ m'attend, courte mais intense. Sur le plateau de la Grange Tavernier, je papote avec deux randonneurs bretons ravis d'être là et le lac de Saint-Point apparâit peu après. D'un bleu azur, je le longe. Montperreux, Malbuisson, de chouettes clochers dans le plus pur style jurassien.
Le chemin devient un peu plus humide ensuite, je croise un trailer (youpi !) et me dirige vers le Touillon et les Hopitaux Neufs via une section quelque peu rectiligne le long d'une voie ferrée. Le tacot à vapeur local est digne d'un bon western et annonce l'ascension vers le Mont d'Or juste au-dessus. Les chemins sont agréables et assez larges, le soleil et les senteurs ne gâchent rien à cette fête. Pistes de VTT et de ski, la population est assurément sportive. En haut d ela piste du Morond, fabuleuse vision que celle des somments franco-suisses enneigés, je contemple tout le chaîne avec mes amies les vaches, occupantes des lieux.
Je longe à présent les crêtes, une retenue d'eau, des falaises, des points-de-vue lointains. Tout est beau. Le vent se lève et je m'allonge un moment au sommet à 1430 m pour m'en mêtre à l'abri. Je bascule bientôt dans la descente, des pgazons naturels aux faux-airs d'Aubrac, des chevaux racés, des granges et des chalets.
Au terme de quelques kilomètres, me voici tel un saumon remonté à la source, celle du Doubs en l'occurence, avec lequel je joue à cache-cache depuis trois jours. Une eau limpide jaillit d'une falaise, bien fraîche. C'est ici, aux abord de Mouthe que sont relevées chaque année les minima records de température. Je croise un couple de Tourangeaux qui me donne la direction pour repartir.
Mouthe est là, au milieu du plateau, point d'arrivée de la célèbre Transjurassienne en skis de fond. Un écrin vert tantôt chaud ou glacé à 900 m d'altitude. Je gagne mon gîte en achetant au passage du fromage à la fruitière locale. Lessive, douche, et bientôt le repas à l'Oeil de Boeuf, excellent restaurant local, en compagnie de la très sympathique Ginette, présidente de la GTJ. L'occasion de comprendre le fonctionnement de cette dynamique association et de partager de bon mets jurassiens !
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